RADIO FISCHLI WEISS | COLLECTIF Π-NODE

DU VENDREDI 15 AVRIL AU 14 MAI 2022
GALERIE DES GRANDS BAINS DOUCHES DE LA PLAINE | MARSEILLE
EXPOSITION | PERFORMANCES | RADIO & CONCERT

 

Une exposition produite par OTTO-Prod en partenariat avec Art-Cade, M2F Créations | Lab GAMERZ et le GMEM

 

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VERNISSAGE : JEUDI 14 AVRIL | À PARTIR DE 18h30 | ENTRÉE LIBRE

 

OTTO-Prod invite le collectif Π-Node à Marseille, pour y adapter et présenter l’oeuvre collective « Radio Fischli Weiss ».
Avec Radio Fischli Weiss (travail initié en 2015 à la Labomedia d’Orléans), Π-Node fait écho au chef-d’oeuvre de Peter Fischli et David Weiss ”Le cours des choses” (Der Lauf der Dinge, 1987), film faussement plan-séquence où, une chose en entraînant une autre, un premier événement engendre une réaction en chaîne, à la manière des dominos qui chutent les uns après les autres. En appliquant ce principe à la transmission du son, par voies lumineuses, aqueuses, mécaniques ou hertziennes à l’échelle de la salle d’exposition, l’oeuvre collective de Π-Node permet d’observer le parcours de l’information de modules en modules et d’entendre la détérioration du son au fur et à mesure de son déplacement dans l’espace.

 

SOIRÉE CONCERT À L’EMBOBINEUSE | VENDREDI 15 AVRIL | À PARTIR DE 21h

 

À l’occasion de l’exposition « Radio Fischli & Weiss », les membres du collectif Π-node investissent
L’Embobineuse avec nombre de projets parallèles pour une soirée de performances mêlant synthétiseurs
modulaires, musique ubérisée, concerts de rythmiques bruitistes, sonorisations de disques durs et
improvisations à la guitare. La soirée sera diffusée en direct dans les micros ouverts du comptoir radio.
Avec Æther Varia (Nicolas Montgermont) I beyond the unset (Julien Clauss) I Micro-Taskers (HeidyX, Pali M
et Julie Desk) I Erik Minkkinen I OOTIL (Yann Leguay) I Valentina Vuksic.

 

SOIRÉE RADIO À DATA | SAMEDI 16 AVRIL | À PARTIR DE 18h

 

Pour le dernier volet du triptyque d’événements autour de l’exposition « Radio Fischli & Weiss », présentée par
OTTO-Prod à la galerie des grands bains-douches la plaine, Π-node installe un plateau radio à Data pour y
présenter des formes expérimentales, improvisées et collaboratives. Le plateau ouvrira ses micros pour une
soirée parsemée d’interventions et interférences lives, accueillant pèle mêle feedbacks de streams, mixes
de flux radios, synthèse vocale et granulaire.

 

 

Exposition

 

 

Feuille de salle

 

Parcours du son à travers les modules :

 

« Mes oscillations alimentent un électroaimant qui me transforme en vibration dans la membrane d’un haut-parleur suspendu. Je traverse quelques centimètres d’air et j’arrive dans un micro qui me redonne forme électrique.

 

Je bifurque dans la cabine des bains-douches. Je suis propulsé par une enceinte subaquatique dans l’eau du bain. Un hydrophone reconvertit mes ondes aquatiques en signal électrique.

 

J’arrive comme signal acoustique et rentre dans une diode électroluminescente, et là j’alterne un grand nombre de fois entre allumé et éteint. Dans la LED, je clignote autant de fois qu’il me faut pour arriver de l’autre coté. Je parcours deux centimètres sans fil dans l’air avant d’être capté par un panneau solaire et je continue mon parcours.

 

Je monte le long du mur dans un câble torsadé monobrin puis je suis la forme de la pillotine. Je rayonne alors dans l’air et palpite sous forme d’énergie magnétique dans toutes les directions à la vitesse de la lumière. Je m’enchevêtre entre les deux blocs de pierre en m’enroulant sur moi-même une vingtaine de fois et par induction, je pénètre dans le câble et rejoins la console de mixage.

 

Je pénètre dans un modulateur RF, me transforme en signal Ultra Haute fréquence, et, à travers un câble coaxial, je suis dirigé vers un amplificateur de signal, qui me propulse dans l’éther via une antenne à boucle magnétique sur la bande porteuse 549.75 MHz, Bande L, canal 30. Je suis réceptionné par une antenne UHF qui m’envoie vers un poste de télévision. Je sors par une prise péritel éclatée.

 

Je transite par un câble XLR dénudé à son extrémité. Le cuivre du câble est mis en contact avec un amas de graphite. J’évolue au hasard dans le noir minéral des atomes de carbone. Je trouve une sortie dans ce labyrinthe et m’engouffre dans un fil de cuivre.

 

Je passe dans un amplificateur qui augmente mon niveau, puis à travers deux bobines de cuivre. Ma tension fluctue. J’alimente une ampoule fluorescente. Je deviens lumière. Je suis captée par un panneau solaire qui me retransforme en pulsations audio.

 

Un fil électrique m’emmène à un transducteur électrodynamique fixé sur une pierre. Je passe du transducteur à la pierre par simple contact. Je me propage maintenant sous forme de vibration dans la matière, générant une oscillation des atomes autour de leur position d’équilibre. Je circule de proche en proche à la vitesse de 2500 mètres par seconde dans ce réseau cristallin. Un microphone de contact perçoit ma vibration de l’autre coté de la pierre et me transforme en courant électrique.

 

Grâce à un mini haut-parleur placé à l’intérieur d’une boite de conserve je fais vibrer une ficelle en tension, une ficelle toute simple en chanvre sur laquelle je m’élance vers une seconde boite métallique. Un micro contact placé à l’intérieur recueille les vibrations et je redeviens sinusoïde électrique.

 

Je pénètre dans un ordinateur, je suis numérisé au format 8 bits et encodé en une multitude de pixel suivant une organisation très précise, Je deviens QR code et m’affiche sur un écran 40 fois par seconde. Un ordinateur muni d’une webcam me refilme et me réencode en son.

 

Je rentre dans une bobine de cuivre qui induit un champ magnétique excitant une corde de basse en Ré à environ 130 Hz, ma vibration est captée par un micro de guitare électrique.

 

Je suis conduit vers un ordinateur. Je suis transformé en caractères ASCII de manière à être encodé par Minimodem. Je voyage à présent sous la forme de données numériques audio. Un câble m’achemine jusqu’à un autre ordinateur. Ici, minimodem me décode : je défile à l’écran en caractères ASCII et suis renvoyé à la sortie audio.

 

Je m’introduis dans un micro contact inversé, qui devient haut-parleur. À cet instant, mes vibrations sont transmises depuis le piézo à la plaque de cuivre, sur laquelle est soudé le circuit électronique d’un émetteur mini-FM Kogawa. Le circuit me module sur la fréquence 88.1 MHz. Je m’élance jusqu’à un poste radio.

 

Mes modulations font varier la vitesse de trois moteurs électriques équipés de fils. Les rotations fouettent deux cordes de basse fixées sur une guitare artisanale. Un piézo capte les vibrations produites par l’ensemble.

 

Je serpente quelques mètres au sol à travers un câble pour arriver directement sur un fil de cuivre sectionné sous le robinet d’un cubitainer de vin urbain sorti de Cuve. le contact ne peut se rétablir que lorsque le vin s’écoule. J’aboutis dans un verre.
Mes oscillations alimentent un électroaimant qui me transforme en vibration dans la membrane d’un haut-parleur suspendu. Je traverse quelques centimètres d’air et j’arrive dans un micro qui me redonne forme électrique.

 

Je suis indexé en temps réel en millions de paramètres chiffrés, dans un réseau de neurones artificiels, pour être analysé sémantiquement dans un micro-calculateur. Là, un synthétiseur vocal me traduit en mots, et je me dirige vers une console de mixage.

 

Je serpente quelques mètres au sol à travers un câble pour arriver directement sur un fil de cuivre sectionné sous le robinet d’un cubitainer de vin urbain sorti de Cuve. le contact ne peut se rétablir que lorsque le vin s’écoule. J’aboutis dans un verre. »